Sabrina Piperno, fondatrice de Heureux les curieux. Mariée à Pascal. Maman d’Andréa 17 ans.
Après vingt ans dans le développement de réseaux de magasins pour de grandes marques, Sabrina a imaginé Heureux les Curieux, un concept novateur qui reprend les codes des boutiques éphémères mais dans un lieu pérenne. Au 23 rue du Pont aux choux, dans le haut Marais, l’adresse d’Heureux les Curieux est un espace hybride modulable qui accueille ponctuellement des marques de créateur.trices émergent.e.s. soit en mode boutique, soit en showroom sur rendez-vous. L’idée est de découvrir, de voir, de toucher, de rencontrer, de partager. Amoureuse du savoir-faire, de la qualité, de la consommation vertueuse autant pour la mode que pour le lifestyle, Sabrina nous a ouvert les portes de sa cuisine familiale parisienne. De ses cuisines même, vous allez comprendre pourquoi en lisant son interview…


Peux-tu définir ta cuisine en 3 mots…
La pièce : lumineuse – multifonctions – pleine de bonnes énergies
Dans l’assiette : conviviale – saine – toujours en quête de nouvelles recettes
Comment as-tu pensé l’aménagement et la déco de ta cuisine ?
Notre cuisine a une histoire originale car, nous avons deux cuisines. Cet appartement est composé de deux appartements réunis au fil du temps et on a conservé les deux cuisines existantes. Dans la partie du premier appartement, dans lequel nous avons habité à 5 pendant longtemps ( Pascal a deux enfants qui ont 29 et 23 ans maintenant ), nous avons gardé la cuisine dans laquelle on officie au quotidien. Dans le second appartement, la cuisine est toujours en service mais peu à peu c’est devenu mon bureau. J’y ai ma cafetière, très important, un four, des plaques mais les tiroirs ont été envahis par les papiers. Un lieu hybride, un peu comme celui que j’ai imaginé chez Heureux les Curieux.




Quel est l’ustensile ou l’appareil électro-ménager dont tu ne peux te passer ?
Une cafetière, indispensable du quotidien, je suis en partie italienne par mon père.
Le shaker à capsules Caps’Me une véritable révolution qui permet de faire ses propres capsules à café recyclables. C’est écolo et avec je peux utiliser du très bon café torréfié. Mon préféré : celui de ANBASSA, torréfié en région parisienne.
Le Vitaliseur de Marion, indispensable pour cuire tous les légumes.
Que manque-t-il dans ta cuisine ?
De la place mais on est habitué à cette cuisine compacte. Nous y avons même mangé à 5 !
Qui cuisine et quand ?
Tous les deux, selon notre emploi du temps et l’heure à laquelle on rentre. Nous n’avons plus qu’Andréa à la maison, les deux enfants de Pascal sont adultes. Donc c’est plus « cool », mais j’ai adoré cuisiner pour cinq. La nourriture c’est le partage et l’amour.
J’adore recevoir, et je me creuse la tête, en fonction des saisons, pour faire des recettes élaborées.
Noix de saint-jacques avec émulsion de petits pois, chou farci, salade de crevettes, gravlax de saumon, risotto… Quand je reçois, je me donne beaucoup de mal.
Plutôt menus de la semaine ou free style ?
Lorsque nous étions 5, les listes des repas c’était indispensable pour ne pas devenir dingue dans la semaine. Maintenant qu’on est trois et qu’Andréa est grand, c’est plus freestyle.
Vegan ? Locavore ? bio ? sans gluten ?…
Je dois avouer qu’avec Pascal, nous sommes très viande. Ce n’est pas dans l’air du temps mais on ne résiste pas à une bonne côte de bœuf cuite à la plancha. Pour les légumes, on fait attention à acheter bio, si ce n’est pas labellisé bio, que ce soit cultivé sans pesticides.
Que trouve-t-on toujours dans ta cuisine ?
Une batterie de fromages de toutes sortes, surtout du parmesan, du pecorino, de la mozzarella, des herbes fraîches, des épices, du très bon poivre, de la sauce soja.
Au congéo : des glaces.
Qui t’a donné le goût de la cuisine ?
Ma grand-mère qui était une excellente cuisinière. J’ai essayé d’apprendre ses recettes, blanquette de veau, céleri rémoulade etc… mais je n’en fais aucune. En revanche, je garde en mémoire les saveurs de ses plats et les moments passés à la regarder cuisiner.
Où trouves-tu de nouvelles recettes ?
Dans ELLE à table. Et dans les livres de recettes, particulièrement ceux d’Alba Pezone, j’ai même pris des cours de cuisine avec elle. Depuis je fais régulièrement sa recette de linguine alla carbonara, tous les enfants, ceux de la famille et des amis l’adorent, même devenus adultes, certains la réclament encore quand ils viennent manger à la maison. C’est un plat généreux.

Les carbonara de Sabrina Piperno
Pour 4 pers.
Ingrédients
- 320g de linguine
- 200g de chair à saucisses pas trop grasse
- 50g de pancetta
- 4-5 gros œufs bio
- 2 oignons blancs
- 1 petit verre de vin blanc
- 60g de pecorino poivré ou un fromage de brebis affiné
- persil plat
- basilic
- huile d’olive
- sel
- poivre
Instructions
- La veille : émincer finement les oignons et les faire mariner toute la nuit dans de l’huile d’olive, à température ambiante.
- Détailler la pancetta en lanières.
- Râper le pecorino ( ou le fromage de brebis )
- Dans un bol, fouetter les œufs avec le persil et le basilic ciselés. Saler et poivrer.
- Faire les cuire les linguine 4 mn, elles finiront de cuire avec la sauce.
- Pendant ce temps, faire suer les oignons dans une poêle.
- Ajouter la pancetta et la chair à saucisses. Laisser colorer à feu doux puis mouiller avec le vin blanc et faire « croûter » à feu vif. Réserver.
- Égoutter les pâtes, elles doivent être encore TRÈS al dente, les faire sauter dans la poêle avec les oignons, la pancetta et la chair à saucisses.
- Incorporer les œufs et laisser cuire encore une minute à feu vif en mélangeant le tout (les œufs ne doivent pas trop cuire).
- Retirer la poêle du feu, mettre les linguine dans un grand saladier et saupoudrer de pecorino. Mélanger pour lier le tout.
- Servir très chaud en ajoutant du poivre du moulin.
Notes
Le secret pour réussir cette recette :
1/ Faire mariner les oignons la veille
2/ Utiliser des linguine sèches achetées chez un traiteur italien, ça change tout !



Es-tu accro à la vaisselle ou au linge de table ?
Aux deux. Pour la vaisselle, j’adore Jars, je fais une fixation sur les tasses à thé et à café. Côté textile, j’ai plein de sets de table et de nappes de famille ou rapportées de voyages.
Quelles sont tes adresses gourmandes ?
Pour acheter des poivres divins : La Compagnie Française des Poivres et des Épices, 7 rue Furstemberg Paris 6ème. Ils vendent un poivre fumé, le bonheur sur une boule de mozza.
Ma pâtisserie fétiche. : Panache, 15 rue de la terrasse Paris 17ème. Les Saint-honoré et les tartes au chocolat sont dingues.
Pour offrir des chocolats : Aux douceurs d’Alys, 18 rue de la Terrasse Paris 17ème.
Pour du très bon pain : The French Bastards, 42 rue de Lévis Paris 17ème.
Pour un apéro tapas : Le Mary Céleste, 1 rue Commines Paris 3ème.
Pour déjeuner d’un combo curry japonais-thé genmaicha : Le Pontochoux, 18 rue du Pont aux Choux Paris 3ème.
Pour boire un très bon vin : Le Terra bar à vins, 63 rue des Gravilliers Paris 3ème. C’est sympa, on peut manger autour du bar et voir l’équipe cuisiner.
Pour un repas asiatique : le restaurant Tang Frères, à l’étage du magasin de la rue de Choisy Paris 13ème.
Pour se faire un gastro : Gaya de Pierre Gagnaire, 6 rue de Saint-Simon Paris 7ème. Très gastro, très très bon.
Interview et photos : Karine Couëdel

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