
Pauline Mallat, créatrice de la marque LaGrandeBlonde. et professeure de yoga. Maman de Romann 21 ans, Fantine 17 ans, Camille 13 ans. Mariée à Laurent.
Journaliste-rédactrice spécialisée dans l’environnement et l’artisanat, au fil de ses reportages auprès d’éleveurs et de filatures, Pauline Mallat a eu un coup de cœur pour la laine. Atterrée de constater qu’une importante partie de la production française est jetée, brûlée ou revendue à bas prix en Chine, elle décide de se former à la création de patrons de pulls en maille auprès de Lainamac, une association qui œuvre à la valorisation des laines françaises. C’est ainsi que née LaGrandeBlonde., sa marque de pulls tricotés à la main en France, avec des laines 100% françaises. Passionnée également de bons plats et de grandes tablées, Pauline nous reçoit à Montmartre, dans la cuisine de son appartement familial. Ici le partage, la joie et la douceur donnent le ton.



Peux-tu définir ta cuisine en 3 mots…
Dans l’assiette : généreuse – colorée – fondante
La pièce : chaleureuse – animée – cosy
Comment as-tu pensé l’aménagement et la déco de ta cuisine ?
Cet espace a eu une première vie en tant que double salon puis chambre. Au moment du confinement, on a revu la distribution de l’appartement et déplacé la cuisine côté rue, ouverte sur le salon. Ça faisait dix ans que j’avais cette redistribution en tête. L’idée était de pouvoir cuisiner en étant avec tout le monde, surtout quand on reçoit. On voulait pouvoir y mettre une grande table. Pour la couleur, j’ai trouvé ce vert amande un peu boudoir-Marie Antoinette et cette crédence verte grisée très douce. Le parquet était moche et pas en très bon état mais on n’avait pas le budget pour le changer donc je l’ai fait peindre comme dans les maisons de vacances de bord de mer. Pour des raisons de budget toujours, on a conservé les meubles de notre très vieille cuisine Ikea qu’on a complétée avec des meubles de la même collection trouvés sur Le Bon Coin, pour pimper le tout on a fait recouvrir les façades.
Quel est l’ustensile ou l’appareil électro-ménager dont tu ne peux te passer ?
Un fouet électrique pour les pâtes à gâteaux. Une maryse.
Que manque-t-il dans ta cuisine ?
Qui cuisine et quand ?
On cuisine tous les deux mais pas les mêmes plats du tout. Fantine qui passe une tête dans la cuisine pendant l’interview confirme « papa est plus plats genre lasagnes et maman plus plats Ottolenghi et elle cuisine mieux le sucré ». Pauline ajoute qu’elle fait aussi très bien la potée, les onigiris et les udons et qu’elle a eu l’habitude de cuisiner pour de grandes tablées, elle a conservé cette habitude familiale de cuisiner de façon généreuse.
Plutôt menus de la semaine ou free style ?
Plutôt team free style mais le week-end on prépare un ou deux repas d’avance pour la semaine.
Les idées repas de Pauline Mallat
- Poêlée de légumes / feta
- Pizza maison
- Potée végétarienne ou avec de la saucisse de Morteau
- Galettes de pois chiches ( recette d’Ottolenghi )
- Lasagnes épinard-chèvre
- Tarte de légumes
- Poisson
- Galettes bretonnes
- Parmigiana
- Pâtes aux courgettes et pesto maison
Notes
Que faites-vous quand vous n’avez pas envie de cuisiner ?
Des ramen, des udons ou des baos.
Où et quand fais-tu tes courses ?
Pour les légumes, on se fait livrer des paniers anti gaspi par Bene Bono que je récupère chez Maison Mirabile.
Vegan ? Locavore ? bio ? sans gluten ?…
Je ne mange pas de viande, mais ce n’est pas une maison sans viande totalement, toutefois, Romann et Fantine adorent les légumes, les légumineuses, les épices. Pour mon confort intestinal, je mange le moins de gluten possible.
Que trouve-t-on toujours dans ta cuisine ?
De la coriandre, des épices ( cumin, zaatar, paprika fumé, curry, curcuma, graines de coriandre ), de la sauce soja, des farines spéciales ( riz, pois chiches, lentilles ), fécule de pomme de terre, Maïzena, des lentilles, des pois chiches.
Au congélo : des restes de plats maison ( lasagnes, potée, couscous ), des poissons pêchés par Laurent, du pain malin de Michalak tranché. Je n’achète jamais rien de congelé.

Qui t’a donné le goût de la cuisine ?
Ma mère et ma grand-mère maternelle bourguignonne. La potée c’est le plat de mon enfance. J’ai aussi très bien connu mon arrière grand-mère qui faisait très très bien à manger. Elle avait une ferme et quand elle était très âgée, elle dormait dans sa cuisine ! C’était une cuisine bourguignonne incroyable avec une balancelle, des poêles anciennes. J’ai connu la confiture dans d’immenses bassines en cuivre. Avec ma mère j’ai eu une éducation culinaire centrée sur ce qui est bon pour le corps : on a toujours mangé beaucoup de légumes du potager, une alimentation peu sucrée, à base de farines complètes et de sarrasin, pas de baguette blanche, pas de gâteaux industriels. Une éducation culinaire de bon sens.
Le credo de mon éducation culinaire : » tu ne jettes jamais les restes ! « .
Je pâtisse depuis ma petite enfance, c’est la raison pour laquelle j’ai souhaité partager des recettes sucrées avec les lectrices d’In Kitchen With. Notamment le gâteau de Savoie dont j’ai retrouvé les saveurs de mon enfance il y a quelques temps chez mon amie Barbara qui est une reine du goûter et qui m’a donné sa recette. Pour mes enfants, c’est mon « gâteau signature ».


Le gâteau de Savoie de Pauline Mallat
Ingrédients
- 50g de farine de riz
- 25g de Maïzena
- 3 œufs
- 100g de sucre muscovado ou de sucre de canne
- Sucre glace pour la déco
Instructions
- Séparer les jaunes et les blancs de 2 œufs et battre les blancs en neige avec 15 g de sucre. Réserver.
- Ajouter les 2 jaunes + 1 œuf entier. Battre 5 à 8mn c’est très important pour que ça mousse. Ajouter le reste du sucre.
- Battre et ajouter la farine et la Maïzena tamisées.
- Ajouter les blancs d’œufs et les mélanger délicatement à la spatule.
- Verser la préparation dans un moule à charlotte.
- Cuire 30mn à 180°C.
Notes
Saupoudrer de sucre glace avant de servir.
Où trouves-tu de nouvelles recettes ?
Dans les livres. J’en achète pas mal. J’adore ceux de Christophe Michalak car les recettes sont super bonnes et très faciles à refaire. Les livres d’Alice Roca, La Cantine de Minuit.

Plutôt petit déj, brunch, déjeuner, apéro ou dîner ?
J’ai une passion pour le brunch avec plein de monde à table : les enfants, les copains des enfants, nos copains à nous. Au menu : pancakes faits avec un mix de farines de châtaignes et de pois chiches ou de petit épeautre. Des œufs. Une brouillade de tofu au curry, un plateau de fromages, une salade, des crêpes et un ou deux gâteaux, une compote à la vanille de Madagascar. Des roulés, au chocolat, à la crème de marrons, à la confiture. Le brunch, chez nous c’est du sérieux.
Vous aimez recevoir ?
On adore ! Quand on invite des copains, je me charge de l’apéro ( houmous, galettes, tartinables maison ), Laurent du plat, souvent ses poissons pêchés et stockés au congélo.


Une obsession art de la table ?
J’ai une passion pour la céramique notamment celle de La Poterie du Caillou, la vaisselle brute, surtout si elle est chinée. Et j’avoue une obsession pour les assiettes creuses. Côté textile je collectionne les sets de table dépareillés et les nappes brodées.
Quelles sont tes adresses gourmandes ?
Sanukiya, 9 rue d’Argenteuil Paris 1er. Pour manger des udons délicieux.
Enishi, 67 rue Labat Paris 18ème. Un très bon japonais.
La Fabrrica Montmartre, 46 rue Caulaincourt Paris 18ème. Pour manger des pâtes alla Norma avec les enfants.
Il Padrino, 49 rue Custine. Pour leurs pâtes à la truffe.
Les 5 marches, 1é rue Girardon Paris 18ème. Un café-cantine incontournable dans le quartier !
Interview et photos : Karine Couëdel

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